Construite de 1150 à 1230 environ, elle constitue l’un des édifices les plus remarquables du premier gothique. Elle offre, avec Saint-Denis, Sens, Senlis et Noyon, une synthèse de différents apports qui définiront l'essence de ce style.
e chœur, trop petit dès 1200, est reconstruit au début du XIIIe siècle. Elle comprend notamment :
-Quatre tours, campaniles ou clochers
-Une tour-lanterne
-Animaux sculptés grandeur nature : bœufs installés sur les étages des tours.
Ses sculptures et ses vitraux sont particulièrement remarquables.
Les vitraux constituent d’ailleurs l'un des plus beaux et des plus importants exemples du " style 1200 ".
Laon
Le palais des anciens évêques-ducs de Laon a conservé le charme du Moyen Age. Il jouxte le chevet de la cathédrale, dont les impertinentes gargouilles, à cet endroit, stigmatisent les sept pêchés capitaux.
Dans cet ancien palais des évêques de Laon, se trouvent deux intéressantes chapelles superposées construites dans la deuxième moitié du XIIe siècle. Edifiée au XIIIe siècle, la grande salle dont les chapiteaux sont décorés de feuillage est remarquable, avec ses trois tourelles en surplomb côté rempart et sa galerie de grandes arcades surmontée de fenêtres côté cour. L’évêché abritant aujourd’hui le Palais de Justice, la grande salle accueille désormais la Cour d’Assises de l’Aisne
place Aubry
Laon
Il s'agit de l'ancien refuge (=maison de ville) de l'abbaye bénédictine Saint-Vincent de Laon. C'est un édifice remarquable édifié entre 1529 et 1537.
Il s'inscrit dans la lignée des refuges construits à l'intérieur de la ville par les abbayes des environs vulnérables aux attaques et au pillage. Mais il faut sans doute plutôt y voir un logis de plaisance et de prestige pour les abbés.
Caractéristique de l'architecture civile de la fin du Moyen-Age, il annonce la Renaissance par l'escalier dans-oeuvre décoré desservant l'aile sur cour. De belles caves sur trois étages et une chapelle située au dessus de l'entrée de la cour sont aussi remarquables.
1 rue Saint-Martin
Laon
Au XIIème siècle, les chevaliers du Temple installent à Laon une importante commanderie, dont subsiste la chapelle romane.
Possédant une nef octogonale, coiffée d’un clocher-peigne, son plan s’inspire peut-être de celui de l’église qui gardait le tombeau du Christ à Jérusalem. A l’intérieur de la nef a été déposé le gisant de Guillaume de Harcigny, impressionnante représentation du défunt médecin de Charles VI à la fin du XIVème siècle.
32 rue Georges Ermant
Laon
Il s'agit de l’ancien refuge (=maison de ville) de l'abbaye bénédictine Saint-Nicolas en forêt de Saint-Gobain.
La façade sur rue fut reconstruite au 16è s. et les fenêtres agrandies au 18è s.
Symétrique, la façade est encadrée par deux tourelles d’angle portées par une curieuse trompe conique inclinée.
8 rue du 13 octobre
Laon
Gothique renaissance
De l’édifice originel il ne reste pas de traces visibles, l’édifice actuel fut reconstruit à partir de 1370 et terminé en 1480. Lieu de pèlerinage royal pendant le Moyen Age jusqu’à la Révolution, le sanctuaire reçut de nombreux dons somptueux, au nombre de ceux à l’édification du jubé en marbre et pierre, finement ouvragés et du retable du maître-autel, ex votos de Marie de Médicis ; 2 tableaux du XVIIe l’un représentant " la Pentecôte " offert par la corporation des bateliers de Paris, l’autre représentant une Nativité avec 2 donateurs a été peint par Claude Vignon. Le pèlerinage toujours actif de nos jours a permis au XXe siècle de doter l’édifice d’un ensemble de vitraux historiés, réalisés par Jacques Despierres.
Liesse
L'abbaye de Vauclair fut fondée en 1134 par saint Bernard de Clairvaux.
Sa situation géographique à proximité immédiate du Chemin des Dames a conduit à la destruction presque totale des bâtiments en 1917 sous les feux direct de l'artillerie. Il ne reste plus aujourd'hui que des vestiges.
Suite à des fouilles[2] entreprises en 1966 par une association locale sous la conduite d'un jeune jésuite belge, le père René Courtois - un amoureux de l'abbaye qui y vécut de 1966 à sa mort en 2005 - le site est classé monument historique en 1970. L'ensemble des vestiges actuels reste cependant majestueux quand on se représente la taille des édifices détruits. Avec les ruines, on peut y voir un arboretum composé principalement de pommiers et de poiriers d'antan, et un jardin de plantes médicinales conçu par le père Courtois et inauguré en 1976.
Bouconville-Vauclair
Remaniée à plusieurs reprises, l'église, dont les origines remontent au 12ème siècle, a gardé son côté authentique grâce à sa reconstruction à l'identique. Les vitraux sont signés Mazetrer et Delange et ont participé à l'exposition universelle de Paris en 1937. Deux vitraux sont consacrés à Enguerrand II. Les fonts baptismaux sont classés.
Coucy-le-Château-Auffrique